Dans le secteur public, la pression est réelle. Il faut moderniser vite, sécuriser mieux, livrer des services numériques plus fiables, tout en protégeant des données hautement sensibles. Dans ce contexte, certains mythes sont propagés quand vient le temps de comparer un hyperscaler à un fournisseur local comme Micrologic. En voici cinq qu’il est impératif de démystifier, parce qu’ils influencent directement la souveraineté, la résilience, et la prévisibilité budgétaire de l’État.
C’est probablement le mythe le plus dommageable, parce qu’il simplifie un enjeu complexe. On s’imagine (à tort) que la résidence des données est garante de souveraineté; c’est-à-dire que si les données sont stockées au Canada, elles sont automatiquement souveraines. Mais c’est faux.
En réalité, un cloud souverain ne se définit pas seulement par l’endroit où sont stockées les données; l’hébergement et le traitement doivent être réalisés sur le territoire national, par une entité de droit canadien, exclusivement sous les lois et normes canadiennes.
Une entreprise étrangère peut très bien créer une filiale canadienne, « opérer ici » et offrir des garanties de résidence, tout en demeurant gouvernée, contrôlée, ou exposée à des obligations étrangères. Or, une telle offre réintroduit exactement le risque que l’on tente d’éviter. C’est pourquoi il est nécessaire de prendre en compte les quatre piliers de la souveraineté numérique (données, opérations, légal, technique) pour éviter les zones grises et avancer avec un cadre clair.
Réserver des blocs d’énergie pour soutenir l’expansion des centres de données peut être stratégique, mais seulement si cette énergie sert d’abord à renforcer notre autonomie numérique. Sinon, nous risquons de transformer le Québec en simple ressource à exploiter en alimentant, à même notre électricité, l’implantation de centres de données étrangers qui opèrent des piles technologiques gouvernées ailleurs. Même s’ils paient plus cher, c’est un recul du point de vue de la souveraineté, puisque nous finançons la capacité sans développer le contrôle, l’expertise, et la valeur stratégique ici.
C’est pourquoi l’enjeu n’est pas seulement d’attirer des bâtiments et des mégawatts, mais de favoriser les centres de données et les fournisseurs qui contribuent directement à l’infonuagique souveraine canadienne selon ces critères fondamentaux : entreprise basée ici, sous juridiction canadienne, opérée par des équipes d’ici, et capable de livrer des services souverains à l’État. Autrement dit, si le gouvernement réserve des blocs d’énergie, il devrait réserver de façon prioritaire une part de ces blocs à l’écosystème local qui porte réellement la souveraineté numérique.
Une approche structurante consiste donc à conditionner l’accès à ces blocs à des critères de souveraineté (propriété, juridiction, exploitation, chaîne de services), et à réserver une portion dédiée aux joueurs d’ici qui opèrent un véritable cloud souverain. En ancrant localement l’exploitation, l’expertise, les services et l’innovation, on transforme l’énergie en levier de croissance pour nos capacités stratégiques, plutôt que de la sacrifier pour des plateformes étrangères.
En aucun cas le chiffrement de la donnée nous protège de l’ingérence étrangère. Il ne change pas les lois qui peuvent s’appliquer à vos données ni les contraintes juridiques qui peuvent viser un fournisseur. Autrement dit, même chiffrées, des données confiées à un hyperscaler peuvent être appelées à transiter à l’étranger, puis à être répliquées ou divulguées pour se conformer à une juridiction étrangère.
C’est précisément pourquoi il faut considérer la souveraineté comme un ensemble plus large de contrôles juridiques, opérationnels, et techniques, qui vont au-delà de la cryptographie.
On confond souvent taille et capacité. Les organisations publiques ne cherchent pas seulement une console et des fonctionnalités : elles ont besoin d’un service robuste, d’une gouvernance claire, d’un soutien accessible, et d’une capacité d’exécution qui réduit le risque. Malgré leur taille, les géants étrangers n’ont pas toujours (voire rarement) cette capacité.
Les fournisseurs d’ici qui opèrent un cloud souverain peuvent livrer des environnements de calibre mondial, répondre aux exigences de sécurité et de gouvernance les plus strictes, en plus d’offrir un avantage que les géants ont du mal à répliquer : la proximité. Ils sont aussi imputables ici-même, sur le territoire où ils sont basés, quant au respect des coûts et des échéanciers.
Quand il faut ajuster une clause contractuelle, gérer une escalade, ou aligner des obligations de conformité, une chaîne de décision locale et engagée, opérant dans le même fuseau horaire et dans la langue de vos équipes, change concrètement l’expérience et les délais. Les opportunités et les emplois de qualité qui sont créés lorsqu’on mise sur notre capacité à innover généreront des retombées positives à long terme.
On parle de sommes considérables qui sont présentement envoyées à l’étranger. Le marché infonuagique canadien pourrait générer des dépenses de plus de 150 milliards USD d’ici 2030, et nous devons continuer à développer l’expertise nécessaire pour qu’une part substantielle de cet argent reste au pays et soit réinvesti dans nos services publics. C’est en soutenant aujourd’hui les entreprises d’ici que nous y parviendrons.
Le récit du « moins cher » s’avère souvent faux une fois le contrat signé, lorsque les premières factures arrivent. Les surprises proviennent rarement du coût de base proposé. Elles viennent plutôt d’une panoplie d’autres frais qui s’accumulent : frais de sortie (egress), coûts d’API et de journalisation, support avancé, engagement minimal, variations du taux de change, complexité FinOps, tarifs transfrontaliers, et coûts indirects liés à une transition.
Ce sont plus de 95% des organisations qui regrettent d’avoir signé un contrat avec les hyperscalers à cause des coûts qui explosent, notamment à cause des frais de sortie et d’autres tarifs cachés. Dans un contexte géopolitique et commercial instable, cette imprévisibilité devient un risque budgétaire majeur pour les élus qui sont imputables de la façon dont sont gérés les fonds publics.
À l’inverse, un fournisseur canadien qui mise sur une facturation transparente et des modalités claires, sans frais cachés, peut rivaliser sur les coûts tout en offrant des économies et une meilleure prévisibilité budgétaire.
Nous comprenons les enjeux auxquels font face les décideurs du secteur public, et notre objectif est de rétablir les faits pour leur faciliter le travail. Les mythes que nous démystifions permettent d’établir des critères décisionnels plus précis qui réduisent le risque et maximisent les retombées locales. Comme d’autres pays l’ont démontré, la voie la plus réaliste passe souvent par des partenariats public-privé avec des entreprises réputées et en mesure de livrer des technologies éprouvées. Le secteur public apporte l’encadrement, les normes et l’intérêt collectif; le privé apporte l’agilité, l’expertise et la capacité d’exécution.
Micrologic est donc un partenaire de confiance pour moderniser, protéger et garder le contrôle ici, avec un cloud réellement souverain, opéré par des équipes d’ici depuis plus d’une décennie, et pensé pour la réalité du Québec.
Quand le gouvernement et le secteur public font les bons choix, nous sommes tous gagnants.
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