En plein conflit commercial avec nos voisins du sud, la souveraineté numérique est plus pertinente que jamais. Mais elle reste encore mal comprise et parfois interprétée de façon arbitraire. Plus particulièrement quant aux technologies qui peuvent – ou pas – servir à la création d’un cloud souverain. Remettons les pendules à l’heure!
Omniprésents dans l’industrie, les hyperscalers sont des entreprises américaines qui offrent sur le marché canadien leurs services infonuagiques. Comme alternative à ces géants, Micrologic propose depuis 2014 le cloud Cirrus, une solution souveraine à propriété 100% canadienne.
Cirrus est conçu pour répondre aux besoins des organisations publiques et privées qui exigent un plus grand contrôle et des protections accrues afin de répondre à des exigences réglementaires, mais aussi pour faire face à la multiplication des cyberattaques et des fuites de données.
Les organisations sont donc de plus en plus nombreuses à adopter le cloud souverain Cirrus. Mais on voit également les hyperscalers et d’autres entreprises étrangères qui commencent à offrir des services cloud dits « souverains ».
Qu’en est-il vraiment?
La souveraineté numérique désigne la capacité d’une organisation à exercer un contrôle total et exclusif sur ses données, ses infrastructures et ses opérations numériques, sans interférence d’une juridiction étrangère. Elle repose sur quatre piliers indissociables : la souveraineté des données, opérationnelle, légale et technique. Un cloud souverain véritable implique que l’opérateur soit une entité juridique entièrement soumise au droit national, que ses opérations soient conduites par du personnel local accrédité, et qu’aucune loi extraterritoriale (comme le CLOUD Act américain) ne puisse compromettre la confidentialité des données hébergées.
Fondant notre position sur des normes reconnues mondialement, nous reconnaissons que la souveraineté numérique se décline en quatre volets principaux :
Vous comprendrez que les offres des hyperscalers ne sont donc pas véritablement souveraines, puisqu’elles ne répondent pas en totalité aux principes fondamentaux de la souveraineté numérique.
Mais en considérant le point #4 ci-haut, si certaines technologies utilisées par Micrologic sont américaines, est-ce que le cloud Cirrus est véritablement souverain?
Depuis l’intensification des enjeux géopolitiques autour des données, les hyperscalers américains ont multiplié les annonces de clouds « souverains » destinés au marché canadien : AWS Sovereign Cloud, Microsoft Cloud for Sovereignty, Google Sovereign Cloud. Ces offres répondent à une vraie demande, mais elles soulèvent une question simple : une offre peut-elle être qualifiée de souveraine si elle ne satisfait qu’un seul des quatre piliers ?
Le tableau suivant confronte les principales solutions disponibles au Canada à la grille complète de la souveraineté numérique.
| Critère | AWS Sovereign Cloud | Microsoft Cloud for Sovereignty | Google Sovereign Cloud | Cloud souverain canadien Cirrus de Micrologic |
| Résidence des données | Canada | Canada | Canada | Canada |
| Opérateur juridique | Entité américaine | Entité américaine | Entité américaine | Entité canadienne |
| Soumis au CLOUD Act | Oui | Oui | Oui | Non |
| Soumis au FISA 702 | Oui | Oui | Oui | Non |
| Personnel opérant | Mixte | Mixte | Mixte | Canadien accrédité |
| Support technique | International | International | International | Basé au Québec |
En résumé : les offres « souveraines » des hyperscalers américains répondent au pilier de la résidence des données, mais demeurent soumises au CLOUD Act (H.R. 4943) et au FISA Section 702 (50 U.S.C. § 1881a) en raison de la nationalité américaine de leur opérateur juridique. Aucune localisation de serveur, aussi canadienne soit-elle, ne neutralise cette exposition extraterritoriale. »
Pour construire notre cloud sur des bases solides, nous avons misé sur des technologies telles que VMware et Red Hat OpenShift. Ces solutions éprouvées et reconnues par les professionnels de l’industrie confèrent à Cirrus plus de robustesse, de fiabilité et de sécurité.
Or, ces solutions sont également conçues par des développeurs américains. Est-ce que la souveraineté numérique de notre cloud est pour autant compromise, soumettant les données de nos clients aux lois américaines comme le CLOUD Act?
Non.
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L’argument selon lequel un cloud souverain ne peut pas miser sur des technologies étrangères est erroné. L’utilisation des technologies comme VMware ou OpenShift ne donne pas aux entreprises qui les développent un accès aux infrastructures ou aux données migrées dans le cloud Cirrus.
Le CLOUD Act s’applique aux fournisseurs de services de communication électronique et aux services d’informatique à distance américains. Il ne s’applique ni aux fournisseurs de matériel, ni aux éditeurs de logiciels.
Autrement dit, ni VMware, ni Red Hat, ni aucun autre équipementier ou développeur de logiciels que nous utilisons ne peut exiger l’accès aux données hébergées dans Cirrus. Nous avons un contrôle exclusif sur nos infrastructures et nous appliquons des mesures de sécurité strictes pour garantir la souveraineté totale des données.
Les fournisseurs américains tels que Microsoft, Amazon, et Google ne peuvent garantir une souveraineté complète. Même s’ils offrent parfois la résidence des données au Canada, leurs opérations sont gérées par du personnel soumis aux lois américaines, telles que le CLOUD Act et FISA.
Cela signifie que leurs infrastructures restent vulnérables aux demandes légales américaines, compromettant la confidentialité des données de leurs clients. Un enjeu tout particulièrement pertinent dans le contexte géopolitique actuel.
En choisissant Cirrus, vous optez pour une souveraineté réelle et démontrée. Nos infrastructures, nos opérations, et nos engagements contractuels garantissent une protection totale des données sous juridiction canadienne. Les fournisseurs d’équipement ou de logiciels qui composent notre cloud n’ont aucun droit de regard sur ce que nous en faisons ou sur les données que nous hébergeons, et vous n’avez aucun engagement contractuel avec eux.
Alors résumons.
Le cloud Cirrus incorpore des technologies étrangères. Est-ce que sa souveraineté est compromise? Non.
Est-ce que le CLOUD Act ou d’autres lois américaines s’appliquent aux données que nous hébergeons? Non.
Avec Cirrus, votre souveraineté n’est pas une illusion marketing, mais une réalité tangible.
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