On peut investir des années à renforcer le périmètre, améliorer la détection, segmenter les accès, former les équipes. Mais on le voit trop souvent, il est possible que toutes ces défenses soient contournées. Dans une telle situation, serez-vous capables de redémarrer vos opérations?
Chez Micrologic, nous considérons la sauvegarde infonuagique immuable (BaaS immuable) comme l’un des deux piliers de notre stratégie de cyberrésilience, aux côtés du Zero Trust. C’est votre ultime filet de sécurité; il doit garantir une capacité de reprise vérifiable, basée sur des copies isolées, immuables et testées régulièrement.
À ce stade, ce n’est plus un projet d’infrastructure, mais plutôt un contrôle de sécurité stratégique. Sans reprise vérifiable, toutes les mesures en amont, aussi sophistiquées soient-elles, deviennent insuffisantes. Et si une organisation ne peut pas relancer ses systèmes et ses processus critiques, la survie même de l’entreprise est en jeu.
Le risque est bien réel, et il empire de jour en jour. Une statistique encore citée fréquemment, parce qu’elle frappe l’imaginaire, indique que 93% des organisations qui perdent leur centre de données pendant 10 jours ou plus finissent par faire faillite dans l’année. Même si l’âge exact de cette donnée est discutable, le message demeure : au-delà d’un certain temps d’interruption, les impacts deviennent existentiels.
Du côté des rançongiciels, la tendance reste franchement inquiétante. Un rapport fait état de 7 419 attaques de rançongiciel recensées mondialement en 2025, soit +32% par rapport à 2024. Au Canada, le Centre canadien pour la cybersécurité indique avoir envoyé 336 notifications de signes avant-coureurs d’une attaque par rançongiciel à plus de 300 organisations pendant l’année fiscale 2024-2025.
Malheureusement, dans de tels cas, avoir des sauvegardes n’assure pas nécessairement une reprise. Une étude a rapporté que 92% des entreprises disent avoir des sauvegardes, mais 31% d’entre elles échouent à restaurer leurs données à partir de celles-ci lors d’une attaque par rançongiciel. Autrement dit, le confort psychologique « d’avoir des backups » n’est pas la même chose que la certitude d’avoir une reprise fiable et testée.
C’est lors d’un cyberincident que la réponse devient évidente : vos sauvegardes sont-elles un véritable pilier de résilience… ou simplement une fausse impression de sécurité?
Plusieurs raisons peuvent rendre les sauvegardes inexploitables : copies supprimées ou chiffrées, points de restauration incomplets, dépendances oubliées, délais de récupération irréalistes. Et lorsqu’une entreprise découvre trop tard qu’elle ne peut pas les restaurer dans des délais acceptables, il ne s’agit plus d’une discussion technologique, mais d’une crise d’affaires. Une interruption prolongée, l’impact sur la réputation, les conséquences contractuelles, les rançons, et parfois la reconstruction partielle des environnements sont des risques graves que l’on ne peut négliger.
Il y a quatre erreurs principales qui font que les sauvegardes échouent.
Stockage au même endroit que les données : ça semble évident, mais on rencontre encore des sauvegardes qui partagent le même périmètre d’identité et d’administration que l’environnement de production. Si une région cloud est touchée, ou si des identités sont compromises, l’attaquant obtient souvent « les clés de tout » lorsque les sauvegardes ne sont pas stockées ailleurs.
Absence de tests réguliers de restauration : une sauvegarde non testée est une sauvegarde hypothétique. Si on ne sait pas restaurer et valider l’intégrité, il faut partir du principe qu’on n’a pas de sauvegarde. La cadence de test doit être réaliste (mensuelle ou trimestrielle, selon les workloads), documentée, et axée sur les délais et les dépendances, pas seulement sur « ça a restauré ».
Vulnérabilité aux attaques ciblées : les rançongiciels modernes ne se contentent plus de chiffrer les données; ils tentent explicitement de neutraliser les sauvegardes. Si celles-ci sont accessibles via les mêmes identifiants, elles deviennent une cible.
Complexité excessive de la reprise : un processus de reprise trop long, trop manuel, trop dépendant de multiples personnes et documents augmente le risque d’échec au moment le plus critique.
Ce court check list vous permet d’évaluer rapidement le niveau de protection des sauvegardes de votre organisation. Nous n’entrons pas en détail dans chacun des points, mais nos équipes peuvent vous accompagner pour effectuer une analyse plus en profondeur.
Pour rendre la reprise prévisible, il faut d’abord réduire la surface d’attaque des sauvegardes. C’est ici que le principe d’immutabilité devient central en exigeant des copies écrites une fois, conservées selon des politiques strictes, et inaccessibles aux applications non autorisées.
Dans l’écosystème de notre solution BaaS, l’immutabilité est ancrée dans la fondation même de la plateforme via SpanFS, un système de fichiers conçu pour que les snapshots de sauvegarde soient conservés en lecture seule, et qu’aucun utilisateur ou application externe non autorisée ne puisse les modifier. En parallèle, nous mettons de l’avant des mécanismes de reprise à grande échelle comme l’instant mass restore, rendu possible notamment par des snapshots prêts à restaurer sans reconstruire une chaîne d’incrémentiels.
Côté architecture, notre approche repose sur un modèle en grappes où les données sont distribuées et protégées par facteur de réplication ou erasure coding, ce qui vise à préserver performance et tolérance aux pannes à grande échelle.
C’est sur cette base que s’appuie la solution BaaS de Micrologic. Notre offre est conçue pour faire de la sauvegarde un contrôle de sécurité, grâce à des sauvegardes isolées, immuables et opérationnalisées, afin que la restauration ne soit pas une improvisation en pleine crise.
Cet article résume les principes essentiels des sauvegardes immuables. Pour en savoir plus, nous vous invitons à revoir le webinaire Assurez la résilience de vos sauvegardes avant la prochaine crise qui couvre des scénarios concrets, des erreurs de conception fréquentes, et les critères pratiques pour passer d’un « backup présent » à une reprise vérifiable.
Vous voulez en savoir plus sur le modèle Zero Trust? Le 9 avril à 11 h, on en parle dans un webinaire dédié à la cyberrésilience.
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