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Gérer avec compassion

21 mars 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici la définition du dictionnaire pour le mot compassion :

La compassion (du latin : cum patior, « je souffre avec » et du grec sympathie) est une vertu par laquelle un individu est porté à percevoir ou ressentir la souffrance d’autrui et pousser à y remédier. D’où le besoin de ce mot ainsi que de celui d’empathie.

Percevoir, ressentir la souffrance d’autrui, se pousser à y remédier.

Le bonheur d’une naissance, la tragédie d’un décès, les souffrances d’une séparation, le combat contre une maladie, les difficultés multiples de la vie. Le bonheur d’une promotion, la tristesse d’un départ, la difficulté d’une mise à pied, l’inquiétude d’une retraite.

J’ai souvent entendu les gens me dire : « je ne ferai jamais ton travail pour ne pas avoir à vivre ou à prendre des décisions difficiles qui ont un impact sur la vie des gens ». Je me suis souvent demandé comment font les militaires, policiers, pompiers, ambulanciers, urgentologues pour voir constamment des histoires tristes?

Je n’ai jamais eu de bonne réponse à donner à cette question. La réponse correcte serait certainement d’être capable de se détacher émotivement le plus possible, mais notre cerveau a beaucoup de difficulté avec le déni. Même si nous tentons un conditionnement de détachement, nous avons invariablement une compassion pour une situation qui nous touche de près. Quand j’ai débuté la gestion, personne ne m’avait parlé de compassion. Personne ne m’avait dit que j’allais devoir vivre un peu la tragédie et les bonheurs de chacun. Que j’allais être directement impacté émotivement par tout ce qui se passe dans la vie des gens sous notre gouverne. Est-ce que j’aurais hésité à faire le saut si j’avais su?

Récemment, j’ai nominé un nouveau Directeur des ventes pour le bureau de Micro Logic à Québec. Bravo à Enrico Desjardins!

J’ai rencontré Enrico en comité de direction pour lui annoncer la bonne nouvelle. Je lui ai indiqué la responsabilité de son poste, le cheminement que nous allons faire pour le rendre à l’aise avec la réalité des chiffres, les budgets, les stratégies, les relations avec les manufacturiers, les distributeurs, etc. Je lui ai précisé que son principal rôle n’était pas de réaliser l’atteinte du budget. Son principal rôle est de prendre soin de son équipe, prendre soin de chacun. Faire en sorte que chacun se sente bien, conserver la synergie remarquable que nous avons bâtie et orienter chaque personne dans la bonne direction. Il va découvrir la compassion associée à son nouveau rôle. Il sera impacté émotivement par la vie de chacun.

Est-ce qu’il aurait hésité à faire le saut s’il avait su tout ceci?

Est-ce qu’un ambulancier, un pompier, un militaire pense à ceci avant de faire son choix de carrière?

Si vous me poser la question « qu’est-ce que le poste de président t’apporte de plus satisfaisant? » ma réponse immédiate sera celle-ci: « j’ai la capacité de rendre mes employés heureux et de les accompagner dans les périodes les plus difficiles de leurs vies, d’avoir de la compassion pour chacun ».

Si vous me posez la question « qu’est-ce qui est le plus difficile dans le poste de président? », c’est de me détacher émotivement des impacts que mes décisions peuvent avoir sur la vie des gens et la lourdeur de vivre de la compassion pour chacun.

Ce qui m’apporte le plus est à la fois ce que je trouve le plus difficile. On est loin des profits, de la croissance, des projets et d’une vision n’est-ce pas? À la fin de ma carrière, je vais me rappeler du bonheur que j’aurai su apporter, des différentes causes que j’aurai appuyées et de la compassion que je vais avoir vécue pour chacun sous ma gouverne!

Je suis heureux de former Enrico pour lui apprendre à exercer ce métier de la façon la plus humaine qui soit.

 

– Par Stéphane Garneau, Président

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